Union à la bonne franquette
Clovis, Charlemagne, Guillaume le Conquérant : tous préfèrent prendre épouse, ou concubine, selon leur bon vouloir et font mentir l'adage populaire qui dit que « amour et mariage font rarement bon ménage ».
Le mariage, dans le monde germanique, est un acte social qui unit deux familles, deux peuples parfois, gage d'entente et de paix symbolisées par les enfants à naître. C'est pourquoi, dans l'aristocratie ou les dynasties royales, il ne saurait être monogamique car la puissance d'un grand seigneur se mesure à ses alliés, et quel meilleur allié que celui dont on a épousé la fille ou la soeur ? Par conséquent, un puissant chef germanique multipliera unions, compagnes et progéniture pour asseoir son rang. Pour lui comme pour son entourage, rien là que de très normal et toutes ses femmes et enfants jouissent de la même légitimité, donc des mêmes droits.