Un prince de la Renaissance en demi-teinte
Attention : réputation usurpée ! Le protecteur de Léonard de Vinci a eu toutes les peines du monde à convaincre les grands maîtres italiens de franchir les Alpes...
Le mécénat culturel et artistique reste, sans conteste, le domaine le moins controversé du règne de François Ier. Comme le précise l'historien Robert J. Knecht, professeur émérite d'histoire française à l'université de Birmingham : « La collection d'oeuvres d'art du roi forme l'embryon du futur musée du Louvre, et sa bibliothèque le premier fonds de la Bibliothèque nationale. Enfin, la création de lecteurs royaux, en 1530, annonce la fondation du Collège de France. »
Mais derrière cette image idyllique se profile une réalité plus complexe. Si l'enrichissement des collections françaises s'impose comme l'une des réussites du monarque, son rôle d'introducteur de la Renaissance en France doit être réévalué. Car l'intérêt pour l'Italie et le goût pour l'italianisme remontent au début des guerres d'Italie, dès le règne de Charles VIII (1483-1498).
Charles VIII détecte les nouvelles tendances