QUAND LE VIN TOURNE À L'AIGRE DANS L'ISLAM
Mathématicien et philosophe perse, Omar Khayyam (1048-1131) est réputé pour ses poèmes bachiques. Dans Les Roubaïates, il vante les mérites des chansons, de l'amour et du vin. Son époque est celle où l'on cultive la vigne au sud de la Mecque. L'islam pointait le bout de son nez en Perse, alors sous occupation ottomane. Sa généralisation devait sonner le glas de la culture de la vigne dans ce qui fut pourtant son berceau. Ibn al-Arabi (1163-1240), né un siècle plus tard en Andalousie, est, lui, connu comme le plus grand des soufis. Il écrit dans Le Chant de l'ardent désir : « Délecte-toi du vin que voilée elle te verse,/Et jouis du chant résonnant dans le lointain./Ce vin remonte à Adam,/Il témoigne véritablement du paradis.