Les plus belles heures de la République
A l'heure où la campagne électorale bat son plein, Historia éclaire les enjeux actuels en revenant aux sources des cinq filles successives de Marianne.
Les historiens le savent bien : rien n'est jamais inscrit éternellement dans le marbre, ni les hommes, ni les institutions, ni - surtout - l'idée que l'on s'en fait. Ainsi en va-t-il de la République. Il n'y a pas vingt ans, la notion avait encore très souvent une connotation désuète. Force est de constater que la vieille lune est redevenue d'une modernité irrésistible : pas un homme politique, de gauche ou de droite, qui ne s'y réfère dans cette période électorale, et parfois avec ferveur.
Délaissons la mode : le propos de ce dossier n'est pas de s'extasier sur les cinq filles successives de Marianne. La rédaction, fidèle à sa ligne éditoriale, a voulu éclairer le présent à la lumière du passé. Autrement dit à revenir aux sources des grandes heures républicaines. En commençant par l'héritage de l'Ancien Régime, voire de la féodalité : la sécurité des personnes et des biens était une obligation taxée du suzerain à l'égard de ses vassaux.