L'asile poétique de Paul Éluard
En 1943, le poète, inquiété pour ses écrits, se cache en Lozère dans un asile. Un lieu hors du commun qui pratique une thérapie révolutionnaire et où les aliénés côtoient résistants et fugitifs.
C'est une sorte de crocodile en bois à deux pattes, une créature amphibie entre le monde océanien et le bestaire médiéval. Une peau de cuir recouvre son abdomen, qui se termine en une queue fourchue de sirène. Laconique, le cartouche du musée de Villeneuve-d'Ascq (LAM) indique : Auguste Forestier, La Bête du Gévaudan (1935-1949). Ce qu'il ne dit pas, c'est que cette oeuvre relate la rencontre, sur fond de Résistance, de la poésie, de la folie et de la psychiatrie...