Albert Speer
Un grand bourgeois cultivé chez les fauves, un jeune architecte raffiné qui séduit littéralement un Hitler atrophié du coeur, un technocrate " apolitique " au sein d'un Etat-parti, un dignitaire nazi peu impliqué dans les crimes du régime mais qui clame à Nuremberg la responsabilité morale de tous les Allemands - autant de paradoxes suspects que nous convie à résoudre grâce à un impeccable raisonnement historique. Nul n'était mieux placé que lui pour radiographier la personnalité complexe de l'architecte, puis du ministre de l'Armement de Hitler : il rencontra Speer dès sa sortie de Spandau, en 1966, et le conseilla pour la mise en forme de ses mémoires.